4 arguments mathématiques pour aller voter

Les élections arrivent le 2 novembre prochain dans toutes les villes et municipalités du Québec. « Faire une différence », on l’entend souvent. Mais en vrai, tu peux faire bien plus, et voici pourquoi. 

Mathieu Arsenault Conseiller principal, marketing et affaires publiques à l’Institut du nouveau monde (INM)*

ADDITIONNER LES VOIX DES JEUNES

Historiquement, les jeunes de 18 à 34 ans votent moins que les générations plus âgées. Par exemple, aux élections provinciales en 2022, près de huit retraités sur dix se sont déplacés alors que seul un jeune sur deux est allé voter. Pourtant, à l’échelle d’une ville ou d’une municipalité, il suffit que quelques centaines ou milliers de jeunes se mobilisent pour faire pencher la balance. En plus, si tu n’es pas dispo le 2 novembre, il y a d’autres manières de voter pour pas laisser les autres décider à ta place

MULTIPLIER LES INITIATIVES LOCALES

Voter, c’est bien, mais s’intéresser à la campagne qui se déroule dans ta municipalité, c’est encore mieux! C’est l’occasion idéale pour comprendre les enjeux et découvrir plein d’initiatives locales. La mise en chantier d’une coopérative d’habitation? La création d’un parc régional? Un nouveau marché public? Plus de bus qui passent devant chez toi? Si tu as soif de t’engager dans ta communauté et qu’un enjeu en particulier t'interpelle, je parie que tu pourras trouver ton prochain projet. Renseigne-toi sur les programmes des personnes candidates ou des partis politiques locaux. Informe-toi dans ton média local ou sur les réseaux sociaux.

DIVISER LE CYNISME PAR DEUX

Le cynisme se nourrit de notre apathie. Moins on s'intéresse aux élections, plus le résultat nous déçoit. Plus on est déçu·e, moins on s’y intéresse. Résultat : les décisions prises ne nous ressemblent pas. Pas de solution magique ici : il faut s’informer et voter. Comme disait Einstein, « un pied dans le bureau de vote, c’est déjà 50 % du cynisme qui s’évapore ». Sans blague, une étude récente nous indique que la raison principale de ne pas voter, pour près de la moitié des jeunes, c’est le désintérêt. À nous de briser le cycle!

S’IMPLIQUER AU CARRÉ

Savais-tu que les élu·e·s de moins de 29 ans ne représentent que 4 % des candidatures totales? Si tu as envie de contribuer davantage à l’équation, tu pourrais envisager de te présenter comme conseillère, conseiller, mairesse ou maire! Comme candidat·e, tu aurais de la visibilité pour porter dans ta communauté les projets qui te tiennent à cœur. Il est trop tard pour cette année (il fallait déposer sa candidature avant le 2 octobre), mais tu peux déjà te préparer aux prochaines élections dans quatre ans en t’intéressant à la campagne en cours. Tu pourrais même t’impliquer comme bénévole auprès d’une personne candidate ou d’un parti politique !

BONUS

Savais-tu qu’il existe un festival dédié au vote du 2 novembre? Renseigne-toi sur le Festi-vote!

*Mathieu Arsenault œuvre en participation citoyenne à l'Institut du Nouveau Monde depuis 2016 où il s'occupe de mobiliser la population pour prendre part aux enjeux qui les touchent. Il y coordonne aussi le laboratoire d'idées, lequel recueille et diffuse la parole citoyenne et les avis de spécialistes pour éclairer les débats publics et nourrir la démocratie.

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