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Les superpouvoirs des villes
Parcs et espaces verts, transport collectif, logement, gestion des déchets, qualité de l’air et gestion de l’eau… les municipalités ont des pouvoirs importants pour s’adapter et lutter contre les changements climatiques. C’est là que ça s’passe!
En 2021, on a assisté à l’élection d’une nouvelle génération d’élu·es consciente de l’urgence d’agir pour s’adapter et lutter contre les changements climatiques avec, entre autres, Catherine Fournier (Longueuil), Bruno Marchand (Québec), Stéphane Boyer (Laval) ou encore Évelyne Beaudin (Sherbrooke).
Les élections municipales du 2 novembre vont-elles gonfler les rangs des maires et mairesses engagé·es pour le climat?
C'est que les municipalités sont de plus en plus confrontées à des épisodes météorologiques dignes de Mad Max. Comment prendre soin des milieux de vie sans tenir compte des canicules, des inondations ou du ciel qui tourne au orange? Certes, nos élu·es ne peuvent pas agir sur tout, mais voici 5 terrains de jeu qui pourraient faire une sacrée différence.
Les municipalités, c’est leur job de s’assurer qu’on trie bien nos déchets, matières recyclables, organiques, encombrants, etc. Et de faire en sorte que ceux qui peuvent être valorisés le soient pour vrai. Les villes jouent également un rôle important pour amener la population à réduire à la source la quantité de déchets produite; et certaines, comme Beaconsfield dans l’ouest de l’île de Montréal, ont même mis en place une tarification incitative : on paye en fonction de la quantité d’ordures qu’on envoie au dépotoir. Vous en pensez quoi?
La crise du logement frappe de nombreuses villes au Québec et les jeunes adultes sont bien placés pour le savoir: se loger ou manger, faudrait presque choisir. Les municipalités peuvent faciliter la création de logements abordables, favoriser une densification douce (freiner l’étalement urbain) ou encore modifier les règles d’aménagement pour autoriser, par exemple, la construction de minimaisons sur le même terrain qu’un bâtiment déjà existant. Une solution qui se développe dans quelques municipalités québécoises de petite taille. Imaginez votre tiny house au fond de la cour de votre tante Hélène! Ou pas.
C’est pour ça qu’elles peuvent interdire l’arrosage en période de sécheresse ou le nettoyage de son entrée de garage avec de l’eau potable, comme Rimouski l’a fait en 2023.
Au Québec, les voitures contribuent, avec les autres modes de transport (camions, trains, etc.), à 43% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les villes peuvent faire leur part pour atténuer ces effets. Comment? Par exemple en renforçant leur offre de transport collectif, en soutenant les initiatives d’autopartage, en mettant en place certaines taxes ou encore en adaptant les quartiers aux transports actifs et au vélo à assistance électrique.
Quoi? Encore plus de pistes cyclables? Rassurez-vous, même si on doublait leur nombre dans une ville comme Montréal, les voitures conserveraient 90% des infrastructures routières, d’après les savants calculs d’un chercheur de McGill. Y’a de la marge!
A-t-on encore besoin d’énumérer tous les bénéfices que procurent les parcs et les espaces verts dans une ville? Allez, oui, faisons-nous plaisir : amélioration de la qualité de l’air, lutte contre les îlots de chaleur, meilleure gestion des eaux de pluie, préservation de la biodiversité, amélioration de la santé physique et du bien-être mental, amélioration du cadre de vie…
Sans compter que ce sont des lieux de rencontre formidables. Ahhh, chiller au parc avec les ami·es… un banger!