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Nos tounes québécoises préférées
De Gilles Vigneault à Les Louanges, en passant par Robert Charlebois et Ariane Roy, la musique est l'une des expressions les plus vivantes de la culture québécoise. Des chansons qui passent à la radio, qui reviennent chaque année aux fêtes de quartier, qui finissent dans les playlists de tout le monde.
On a demandé à notre comité jeunesse et à la rédac de FAIT QUE : c'est quoi ta chanson québécoise préférée?
Réponse: pas simple. La musique d'ici est riche, diversifiée et traverse les générations, les styles et les régions. Voici tout de même nos réponses, sans prétention et avec quelques déchirements au moment de choisir. 😉
Ma proposition serait Rêver mieux de Daniel Bélanger, dans la magnifique interprétation collective réalisée par Philippe Brault avec La Bronze, Franck Julien, Soleil Launière et Ines Talbi. Cette version me touche particulièrement parce qu'elle reflète un Québec pluriel, accueillant et en constante évolution. Comme plusieurs personnes d'ici, mon histoire familiale vient d'ailleurs, mais je me reconnais profondément dans cette société que nous construisons ensemble. Cette chanson me rappelle que l'identité québécoise n'est pas seulement une question d'origine, mais aussi de rencontres, de partage et d'appartenance. Et cette interprétation, portée par des artistes aux parcours différents, illustre très bien cette idée.
J'étais avec La Fabrique culturelle dans le cadre du Festival de la chanson de Tadoussac en 2017. Il y avait cette année-là une gang d'auteurices-compositeurices-interprètes qui avaient été choisis pour la série Les chansonneurs. On s'est retrouvé avec eux pour leur poser des questions et les filmer et, à un moment random, alors que personne ne filmait, une certaine Lou-Adriane Cassidy s'est mise à chanter Ça va, ça va, a capella. Le groupe a embarqué avec elle et c'était un super beau moment magique. Pis je me suis dit : celle-là, quand elle va être connue, elle va en rassembler du monde pour ses spectacles!
Les étoiles filantes du groupe Les Cowboys Fringants me ramène directement aux étés 2018 et 2019, alors que j’étais réalisatrice d’une émission documentaire qui m’a fait voyager dans plus d’une cinquantaine de régions du Québec, en passant notamment par plusieurs communautés autochtones. À la fin de chaque match de l'équipe qu'on suivait, cette chanson résonnait dans les haut-parleurs. Étrangement, même après l’avoir entendue des dizaines de fois, j’étais toujours aussi émue de voir ces différentes générations prendre le temps d’être ensemble. Ces moments simples, marqués par le baseball, les rencontres et le sentiment d’appartenance à une communauté, me touchent encore aujourd’hui lorsque j’entends cette chanson.
Jean Leloup occupe une place spéciale dans mon cœur, un artiste qui a accompagné ma famille à travers les décennies. La chanson Voyager m'a donné le goût d'explorer le monde dès mon adolescence.
J'en ai plein mon cass d'Émile Bilodeau. C'est une chanson qui me replonge dans mon adolescence. Elle a quelque chose de brut et de vrai qui fait du bien. C'est exactement le genre de toune qui te rentre dedans et qui reste gravée.
Les chansons des Colocs, ce sont des souvenirs d'enfance. On était en 1998, l’album Dehors novembre venait de sortir, inauguré par la chanson Belzébuth. C'est la première fois que j’entendais une chanson qui racontait une vraie histoire, avec un début et une fin. Celle d'un chat qui parle à la première personne. De l’originalité pure ! Au fil du temps et des écoutes, le sens des paroles à changé, j’ai compris un autre sens mais je ne me suis jamais lassé de l’écouter. (Aussi, c'est la première fois que j'entendais une clarinette basse. Un son absolument fabuleux qui me fait toujours vibrer.)
J'ai eu la chance de voir leur dernier concert lors de mon premier été au Québec, c'était hyper touchant.
Richard Desjardins, c'est un des artistes québécois qui m'inspire le plus, par sa musique mais aussi par son engagement citoyen dans la protection du territoire. Cette chanson, je l'ai découverte un de mes premiers étés au Québec, autour d'un feu de camp avec des ami-es qui l'ont chantée et la connaissaient par cœur. Elle m'accompagne depuis.
J'ai entendu cette chanson au parc des Açores, quelques jours après mon arrivée au Québec, dans le moite mois de juillet 2012. Y avait des casseroles dans l'air, des carrés rouges partout, et Stéphane Lafleur qui m'a chavirée.