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Comment choisir un placement qui fait du bien au climat?
Investir votre argent tout en atténuant les changements climatiques, c’est possible grâce à l’investissement responsable. Encore faut-il choisir les placements qui correspondent à vos intentions environnementales. Voici comment.

La première étape, c’est de faire un état des lieux de votre portefeuille, si vous en avez un. Dans quels types de placements sont investis vos dollars? Comme les grandes banques canadiennes ont financé environ deux fois plus les combustibles fossiles en 2024 que les énergies à faibles émissions de carbone*, il y a malheureusement des chances que votre épargne finance des pétrolières et des gazières.
Certains de vos placements portent peut-être le sigle ESG, trois lettres qui renvoient aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pris en considération par les produits financiers (actions, obligations, fonds communs) les plus responsables : un bon début pour décarboner votre portefeuille.
*Source: Bloomberg.

Pour faire simple, vous pouvez d’abord miser sur des placements qui excluent le secteur des hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon), principal contributeur au réchauffement planétaire. Les produits ESG dits «verts» sont aussi un bon choix puisqu’ils sont constitués d’entreprises engagées dans la production d’énergies propres, le transport durable, l’économie circulaire, le recyclage des déchets, etc. Enfin, les produits ESG dits «de transition» vous permettent de financer des entreprises qui visent la carboneutralité de leurs activités.
Histoire de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier, il peut être prudent de diversifier votre portefeuille en l’équilibrant entre ces trois familles d’actifs (sans énergies fossiles, «verts» et «de transition»). Les produits ESG au Canada ont affiché des rendements solides sur 10 ans, souvent comparables ou supérieurs aux indices traditionnels.

La plupart des institutions financières proposent des placements ESG qui font directement référence au climat avec des termes comme « initiatives climatiques», «faible en carbone» ou «faible en CO2». Mais comme il n’existe aucune garantie que ces fonds sont vraiment responsables, c’est donc à nous de faire nos devoirs, et ne pas hésiter à questionner la personne qui nous conseille sur les placements.
Si un fonds est référencé dans le catalogue en ligne de l’Association canadienne pour l’investissement responsable (AIR), où figurent plus de 150 produits d’investissement durable offerts au Canada, c’est un bon début. Le site de l’AIR est d’ailleurs une bonne ressource pour se former et en apprendre davantage sur l’investissement responsable.
Autant de questions à poser qui permettront de faire des choix éclairés. Et ils le seront encore plus si vous prenez le temps d’éplucher les rapports annuels des placements que vous convoitez.

Une fois vos devoirs faits, il faut généralement faire des arbitrages, voire des compromis. Par exemple, parmi les fonds excluant les énergies fossiles ou encore dans les placements «de transition», on retrouve souvent les compagnies de chemin de fer qui transportent entre autres des hydrocarbures. Est-ce qu’on peut vivre avec ça ? C’est à chacun d'entre nous d’y répondre.
Cet article est une réédition de l’article « Quand freiner le dérèglement du climat crée de la richesse », publié par le quotidien Le Devoir, en partenariat avec Unpointcinq.