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5 solutions pour des banlieues tournées vers le futur
La banlieue s'étend et continue de grandir. Mascouche, Mirabel, Varennes… entre 2016 et 2021, ces coins de la grande région de Montréal ont vu leur population grimper de 7 %. Plutôt que de voir ce constat comme un problème, pourquoi ne pas en faire une occasion de bâtir des quartiers mieux pensés et plus agréables à vivre? Voici cinq pistes concrètes pour y arriver.

Au lieu de magasiner seulement dans des mégacentres le long des autoroutes (# DIX30), pourquoi ne pas revenir à nos bons vieux boulevards de quartier?
Avec des trottoirs larges, du mobilier urbain et des pistes pour marcher ou pédaler, ça devient agréable de s’y promener. On soutient ainsi le développement de commerces de proximité, à distance de marche de la maison.

Les banlieues peuvent croître autrement qu’en empiétant sur des forêts ou des terres agricoles. Les stationnements de surface et les terrains sous-utilisés représentent un énorme potentiel pour accueillir logements, services et verdure (soyons fous!).
Et si on ajoute à ça des logements accessoires (par-dessus un garage, par exemple) ou des maisons intergénérationnelles, on obtient une densification douce, à échelle humaine.

Les arbres sont de véritables alliés : ils captent le carbone, rafraîchissent l’air et réduisent les inondations en absorbant l’eau de pluie.
Et ce n’est pas tout : les boisés servent aussi de lieux de détente et de loisir, contribuant à notre santé physique et mentale. On gagne à les protéger à long terme.

Construire des maisons, oui, mais pas n’importe où. Pourquoi ne pas miser sur des sites proches des commerces, des écoles et surtout du transport collectif.
Et si on repense nos projets en réduisant les stationnements obligatoires, en ajoutant du rangement à vélos, des bornes électriques et de l’autopartage, on se rapproche d’une banlieue bien plus adaptée au 21e siècle.

Taxer les grands stationnements vides, moduler les contributions selon l’efficacité énergétique des bâtiments, ou encore valoriser la densité plutôt que l’étalement : ce sont des mesures concrètes qui influencent la façon dont nos quartiers évoluent. Bref, les villes peuvent utiliser des taxes et redevances pour encourager des choix plus verts.
Avec un peu de créativité et de volonté, la banlieue peut se réinventer. Pas besoin d’attendre une révolution : les solutions existent déjà!